Alors que la possibilité d'un prochain « coup de pouce » gouvernemental au Smic est évoquée, le chef de l'Etat a éludé cette question lors d'une interview sur la chaîne Youtube HugoDécrypte, renvoyant au Premier ministre Sébastien Lecornu.
« Je pense que la clé elle est plus aujourd'hui sur certaines branches qui ont un niveau de rémunération qui est en dessous du Smic », a-t-il ajouté. Il a estimé qu'il fallait « relancer, là à court terme », « des dialogues sociaux » dans ces branches. « Je pense que ça fait partie des axes d'efforts. »
Selon une étude de la CGT citée mercredi par Le Parisien, 122 branches proposent encore au moins un niveau de salaire sous le Smic.
Salaires : le nombre de branches sous le Smic en augmentation, selon la CGT
Avant la dernière revalorisation en juin dernier, sur les 179 branches professionnelles suivies, le ministère du Travail estimait que 126 auraient un minimum inférieur au Smic, avait-il indiqué à l'occasion d'une réunion du comité national de suivi des salaires avec organisations syndicales et patronales.
En France, il est interdit de payer un salarié en dessous du Smic, mais un ou plusieurs échelons de la grille salariale de certaines branches passent en dessous de son montant lorsqu'il est revalorisé.
Comment le SMIC évolue-t-il ?
Le Smic s'élève aujourd'hui à 1 477,93 euros net mensuels pour un mois travaillé à temps plein et aux 35 heures par semaine.
Il est revalorisé tous les ans, en janvier, en fonction de deux indicateurs distincts : l'inflation subie par les 20% de ménages les plus modestes et la moitié du gain de pouvoir d'achat du salaire horaire de base ouvrier et employé. Mais, pour éviter que le SMIC stagne en période de forte inflation, la loi prévoit également une revalorisation exceptionnelle en cours d'année, avec une revalorisation dès que l'inflation dépasse 2% par rapport à la dernière hausse.
Smic : montant net et brut 2026, calcul et revalorisation du salaire minimum














